Dans cette vidéo, Sophie Calle et Greg Shepard construisent un "journal intime", un carnet de voyage, un documentaire, ou, qui sait, peut-être une fiction. Il est possible que tout est été prémédité, calculé pour faire croire au spectateur qu'il s'agit d'une histoire vraie. Mais laissons cette hypothèse de côté, et supposons que l'histoire n'est pas le fruit d'un scénario réfléchi. Même si le regard du spectateur pourrait changer, le film est bien là, et reste le même.
Il est intéressant de voir comment nous découvrons à travers celui-ci une histoire. En effet, Sophie Calle et Greg Shepard ont chacun une caméra avec laquelle il filmeront leur voyage (traversée des États-Unis depuis New York jusqu'en Californie), caméras qui seront également et surtout leur confident. C'est pourquoi chacun filme et parle à sa caméra, leur livrant ses pensées. D'ailleurs, au moment du montage ils ont fait en plus des commentaires sur les images ou conversations. En plus de ceci s'ajoute parfois une bande sonore, avec une musique qui vient complémenter le son de la vidéo, l'image, la paroles des protagonistes.
Des images fixes ou des images en mouvement permettent de suivre l'action, sauf au début et à la fin des 76:37 minutes, où l'on ne peut apercevoir qu'un petit carré de l'image, le reste étant en noir. Cette symétrie répond à la narration ayant une introduction et une fin, ou plutôt le résumé sur ce qui arrive à partir du montage du film. À l'opposé, l'introduction explique la situation, leur rencontre à New York, le pourquoi de ce voyage, c'est Sophie Calle la narratrice de cette partie, partie pendant laquelle le voyage ne s'est pas encore amorti.
L'originalité de ce film n'est pas à remettre en cause, la mise en forme est très intéressante, nous pourrions l'assimiler à un cadavre exquis, où chaque personnage donne son point de vue dans un même contexte.
dimanche, mai 30 2010
No sex last night
Par mcarretie le dimanche, mai 30 2010, 18:06
jeudi, mars 25 2010
Description subjective
Par mcarretie le jeudi, mars 25 2010, 10:32
Trois personnes passent un moment en train de lire, profiter du soleil, ou parler, à gauche, 3 lits les attendent pour le soir, 3 lits au beau milieu de ce parc. Leur maison est sans mur, le sol étant tapissé de pelouse. L'homme est assis à côté de sa femme, celle-ci lui parle, pourtant, il est ailleurs, il regarde la belle dame assise dans le banc d'à côté, qui est en train de lire paisiblement. Ce n'est pas le seul qui la regarde. En effet, nous voyons, à droite, l'ombre d'un autre homme, celui-ci sort du cadre, il est plus jeune que le premier, mais regarde dans la même direction. Dans la minute qui suit, la belle femme lèvera les yeux, fermera sa revue, la posera à ces côtés.
Au dernier plan, à gauche, le poteau est incliné légèrement à droite, dans 12h, une tempête éclatera, le vent fera tomber alors ce dernier, et la ville aura une panne d'électricité. Nos 3 protagonistes seront sans abris dans cette demeure sans toit, et seront trempés. Pourtant, la panne d'électricité leur paraîtra sans importance.
L'homme sera content, car la belle dame en blanc aura ses habits qui deviendront transparents, ainsi que ses draps, et s'en réjouira pendant toute la tempête.

mardi, mars 23 2010
Texte description
Par mcarretie le mardi, mars 23 2010, 10:40
Nous sommes face à une photographie en noir et blanc, d'une qualité moyenne. Si on zoom une fois on aperçois déjà les pixels.Cette photo représente un parc, une esplanade d'herbe, avec au milieu trois lits vides et identiques.A droite et un peu en retrait sont assises 3 personnes sur 2 bancs côte à côte, deux personnes sur celui de droites, une dame et un homme, et une seule dame qui est en train de lire sur celui de gauche. Les deux femmes sont habillées en blanc avec de jupes blanches et des chaussures blanches.L'homme regarde la femme qui lit, son bras gauche est étendu sur le dos de banc en direction de cette dame. Celle-ci a posé sur sa droite 3 sacs. Derrière les lits nous pouvons voir un arbre planté dans un grand pot, et une planche de la taille d'un lit soutenue à la verticale par des bâtons à l'arrière. Les lits sont disposés de la manière suivante: -deux lits parallèles en diagonale -le troisième est perpendiculaire aux deux premiers. Aucun des lits n'a d'oreiller. Devant les 2 lits parallèles il y a 2 grands sceaux. Au premier plans et un peu à gauche sont disposés deux extincteurs côte à côte, l'un est légèrement plus en retrait que l'autre. A droite du troisième lit il y a une table carrée avec un sceau vide posé dessus. Celle-ci est blanche, comme le lit. Sur les planches du pied de ce dernier est posé un drap blanc. Devant, à 50 cm, se trouve un dernier sceau, cette fois-là, noir et un peu plus petit que les sceaux métalliques. Au fond se dressent de multiples arbres et buissons, avec, sur la gauche,un poteau électrique.
dimanche, mars 14 2010
Sténopés
Par mcarretie le dimanche, mars 14 2010, 18:01
branches 1

parking

Négatif

digue
Mer

branches 2

hortensias

arbre

golf

La Gare
Par mcarretie le jeudi, février 4 2010, 14:23
Gare: Voix de haut-parleur annonce les arrivées et les départ, une odeur de la cafétéria flotte dans l'air, cette odeur de café. Une vendeuse de revues s'ennuie, des personnes attendent, lisent. De l'autre côté, les quais, où ont lieu des retrouvailles, des séparations, larmes de tristesse ou de joie.

mardi, février 2 2010
La Espana profunda
Par mcarretie le mardi, février 2 2010, 10:34
Calle Mayor reflète très bien les années de cette Espagne des années 50, qui n'évoluera que beaucoup plus tard, durant la "transicion" qui suivra la mort de Franco en 1975.
Une Espagne pleine de moeurs, une Espagne fermée, standardisée.
La femme n'avait pas son mot à dire, elle devait attendre l'homme, attendre... si on ne venait pas vers elle elle deviendrait "una solterona", une femme triste, aigrie, une femme en attente permanente. Permanente? A partir d'un âge elle perdrait l'espoir, et devrait oublier l'idée d'avoir une famille.
S'occuper de sa vieille mère et broder deviendraient ses occupations, elle ne sortirait que pour aller à la messe tous les jours. Au début, elle aura honte, puis elle s'y habituera. La tristesse l'accompagnera alors toujours.
Vieille, elle n'aura pas la chance d'avoir une fille à son chevet. Elle mourra seule.
La France, mai 68.
Une seule frontière sépare ces deux pays.
Ceci n'est pas l'histoire du film, mais une réflexion que ce film (que vivement je conseille) m'a incité à avoir. Même si, sans aucun doute, nous sommes déjà conscients de cette réalité historique. Néanmoins, je voudrais approfondir. Ce sera dans un autre billet.
Possession et rituel
Par mcarretie le mardi, février 2 2010, 09:49

CALLE MAYOR (1956)
Réalisation: Juan Antonio Bardem.
Acteurs: Besty Blair, José Suárez, Yves Massard, Manuel Alexandre.
mercredi, janvier 6 2010
La chispa de la vida
Par mcarretie le mercredi, janvier 6 2010, 22:03
S'attirant puisqu'opposés,
Les particules bondissent,
Serrées, inséparables,
Leurs composants s'y détachent.
Fuyant éternellement,
Une seule place oblige,
Se poursuivant la marche,
Un seul geste les figent.
Un déclic les fait repartir,
La température augmente,
Le tungstène rougit,
La lumière jaillit.
Le temps passe, même rythme,
Colère du filament,
Sublimation par la tension
monotone de ses passants .
Verre rendu opaque par le gaz métallique,
Les rayons absorbés ne peuvent bien éclairer.
Le temps passe, même rythme,
Fil fragile, fil maigri,
Ton seul os se brise.
Le temps s'est arrêté,
Les amants ne pouvant se connecter,
Tu auras été de courte durée.
vendredi, décembre 25 2009
Corps
Par mcarretie le vendredi, décembre 25 2009, 11:51
"La beauté à tout prix". Le culte du corps. Ceci est devenu aujourd'hui une généralité. En Iran, la République islamique connaît les plus fort taux de rhinoplastie au monde. Un Etat où les femmes ne peuvent montrer en public que leurs mains et leur visage. Le tourisme esthétique se développe, des jeunes filles reçoivent en Amérique une chirurgie plastique comme cadeau pour leur 18 ans.
Une dissociation s'affirme entre la personne et le corps. Le corps nous appartient-il? Le corps comme objet modulable, pâte à modeler.
"La beauté à tout prix". L'être est-il devenu une image, une figure transformée, un leurre? Adhérer à une attente esthétique, se déformer pour concevoir la forme. Une image standardisée, être accepté. A quel prix? Une unicité générale aux dépens de l'unicité de la personne.
Un piège séduisant, une séduction qui détruit pourtant la différence, qui déforme pour reformer, qui cherche à donner une illusion. Illusion optique, un mensonge visuel pour l'autre. Et l'être dans tout ça? Il s'atrophie. La boîte est-elle plus importante que ce qu'elle contient? Certes, nous ne pouvons voir dans un premier temps que la boîte. Nous marchons dans la rue, nous pouvons percevoir que des emballages. Des emballages qui pourtant tendent à effacer leur JE , croyant affirmer leur identité. Effacer les signes distinctifs en charcutant sa chair.
mercredi, décembre 16 2009
Réhabilitation des briques
Par mcarretie le mercredi, décembre 16 2009, 18:27
Je me suis finalement penchée pour la simplicité, et un point de vue... différent.
Nature morte problématique de la marchandise
Par mcarretie le mercredi, décembre 16 2009, 15:40


Oui, la chasse c'est mal, dit tout le monde. C'est horrible, c'est dégoûtant. Est-ce que vous êtes déjà aller chasser? Pas de la chasse "de consommation", de facilité. Nous avons ce préjugé du chasseur qui tue pour s'amuser. Est-ce le vrai chasseur? Bien sûr, et dans tous les domaines, on n'entend parler que de ce qui frappe, nous choque. Donc, pour nous, les chasseurs sont tous des ********. Mais ce n'est pas cela la chasse. Des ******* il y en a partout, mais il faudrait pas qu'ils parasitent trop. Il faut apprendre à voir au-delà. Le contact avec la nature, les heures passées à guetter. Apprendre à écouter. La patience. L'amour pour cette nature qui t'entoure. Solitude. L'homme et l'animal tête à tête. Le vent doit aller vers l'arrière, pour qu'il n'apporte pas ton odeur. Il s'approche, mais il n'est pas assez près. Il ne faut pas blesser l'animal, ne pas le faire souffrir. Il ne faut pas rater son tir. Il ne faut pas que l'animal soit jeune, et que ça soit un mâle. Une femelle peut être porteuse. Oui, c'est bien difficile d'appuyer sur la gâchette.
C'est plus facile l'abattoir. On n'en parle à peine. Ceci n'est pas une critique de l'abattoir, il faut bien se nourrir... sinon, devenons tous végétariens. Mais pauvres végétaux, eux aussi ont le droit de vivre. Mourons de faim alors? Ceci est un autre débat, et les écologistes (qui ne mettent que le dimanche un pied à la campagne) pourraient peut-être nous répondre.
Nous nous éloignons du sujet, mais ceci est la marchandise problématique que j'ai choisie, de la viande. Voici une nature morte qui pose problème aujourd'hui. C'est quand on peut se nourrir que ces questions se posent. Paradoxalement, c'est quand on a les moyens que l'on peut s'interdire quelque chose.
Afga synchro box
Par mcarretie le mercredi, décembre 16 2009, 12:42
Autoportrait


Premières photos avec mon afga synchro box. Elle marche!
Aucune retouche à l'ordinateur, la beauté découle de la chimie et d'un instant choisi.
lundi, décembre 7 2009
Petit suspense de 50 sec.
Par mcarretie le lundi, décembre 7 2009, 23:35
papa.mov
C'est dommage qu'avec cette qualité le format soit si petit, on ne voit pas les gestes bien (le visage par exemple) mais bon...
dimanche, décembre 6 2009
Ma ville
Par mcarretie le dimanche, décembre 6 2009, 15:20

Rgardez la vidéo ci-dessous!
Sequence_1.mov
lundi, novembre 30 2009
Une heure avec Vincent Labaume
Par mcarretie le lundi, novembre 30 2009, 17:32
Duchamp. Qu'est-ce que j'ai retenu de lui. Loin de rien et très loin de beaucoup. Un personnage paradoxal, que l'on croit d'abord d'une façon mais qui n'a rien à voir avec ce que l'on croyait. Quelqu'un qu'on n'a pas compris jusqu'à tard? Non, avant, on ne le connaissais pas. C'était un mec qui se foutait du monde. Peut-être. Non, m'ont dit les profs, carrément non! D'abord c'est quelqu'un qui a révolutionné l'art moderne, bien sûr, on est en France, et Duchamp c'est DUCHAMP. Et attention. Celui qui le critique n'a rien compris à Duchamp. D'ailleurs en réalité presque personne le comprend. Seulement une petite élite d'intellectuels (française bien sûr). Faut-il tuer son voisin pour survivre? Ceci dépend. Si ton voisin n'arrête pas de te demander du sel ou du sucre ou que son fils met du rap à fond tous les soirs peut-être qu'il faudrait tuer non seulement le voisin emmerdant mais le gamin en pleine crise d'adolescence. Une roue de bicyclette, un urinoir, il faut bien parler de tout ça si on parle du maître du XIXème, celui qui inventa les ready-made, oui, il fallait le sortir, ce mot. Il ne s'agit pas d'exposer votre robinet et de signer avec n'importe quel nom; non non, vous n'avez rien compris messieurs (et mesdames bien sûr). L'esprit du ready-made est tout autre. Fil de pâte. Il n'y a plus d'Aura clamait notre monsieur en restant muet. Aller chercher l'inchoisissable. Rien ne doit attirer notre attention vers lui, pas de critère esthétique, morale, pratique ou autre. Choisir sans préjugé. C'est moi qui est choisi, moi en tant qu'individu libre. Il fait gris aujourd'hui, le vent souffle comme un démon révolté. Il en a marre, lui aussi veut être capable de choisir. Merde, il en a marre de nous tous, êtres humains, il nous trouve trop compliqués. Il pense que l'on cherche la simplicité de la façon la plus compliquée qui existe, qu'on se croit intelligent, mais qu'on reste frustrés. Il souffle pour nous rappeler la vraie nature, la vraie force, la vraie vie. Et nous devant nos ordinateurs à taper comme des cons. Papa, maman, merci mais j'ai compris, oui, et là vous vieillissez un peu trop, vous êtes géniaux mais faudrait pas se faire avoir par les années, faites gaffe. Effag. Non, je n'ai rien dit, c'est stupide comme phrase aussi mais il n'y a pas de retour en arrière, c'est le jeu. Mais merde alors! Réveillez-vous un peu tous, c'est quoi ces jeunes qui ne foutent rien? Je ne sais pas, mais ces images nous bombardent, toutes ces informations nous minimisent. Alors il faut dire non! On en a rien à faire de ces images troquées, de tous ces trucs qu'on nous raconte, c'est faux, ça ne sert à rien à part de nous faire taire. Il ne faut pas tout gober, comme si c'était normal. Comme si c'était normal. Non, ce n'est pas normal, et il va falloir faire quelque chose, vous ne croyez pas? On s'en fout? On est jeune? Quelqu'un a une bière?
dimanche, novembre 29 2009
Les baigneuses
Par mcarretie le dimanche, novembre 29 2009, 19:22

"Les Baigneuses", 1853, huile sur toile 227x193 cm de Gustave Courbet
Nous apercevons deux femmes aux milieu d'arbres et au bord de l'eau. L'une sort de celle-ci, nous la voyons de dos, tenant un drap de sa main gauche, drap qui cache légèrement ses cuisses. Son bras droit est légèrement tendu en diagonale, sa tête baissée, ses cheveux ramassés dans un chignon. L'autre femme est assise par terre, elle a enlevé ses chaussures et une de ses chaussettes, son corps est tourné vers notre droite (les deux bras tendus dans cette direction); en revanche elle regarde vers la gauche la première femme.
Sa main gauche agrippe une branche, sa main droite est ouverte vers l'avant. Je ressens un écho en la position des bras et mains de ces deux personnages, les deux mains gauches tenant quelque chose, celles de droite ouvertes en avant, ces deux positions similaires ayant une différence de direction de 90 degrés environ.
Si je regarde plus minutieusement, je constate que la femme debout porte des boucles d'oreilles, que son chapeau et son châle sont posés sur la branche de l'arbre du premier plan à gauche du tableau, et que sa robe est à droite du deuxième personnage, pliée par terre. Par conséquent, je déduis que la femme assise, avec une jupe à lacet couleur terre et portant un foulard blanc sur ses cheveux est la servante de cette riche et si bien nourrie femme à découvert. D'ailleurs Courbet n'a pas voulu nous dévoiler aucun charme avec ce dos beaucoup trop cambré et toutes ces pliures de chairs. Ici nous pouvons remettre en question du dicton « L'habit ne fait pas le moine ». Ici, sans ses vêtements, cette femme perd assez de dignité... ou de respect. Mettre à nu les aristocrates ou les bourgeois, sans les idéaliser, représenter la nature, est-ce que voulait Courbet? Nous éloignant du mythe de la nymphe sortant de l'eau, cette scène nous montre une réalité bien différente, une peinture qui ne cherche pas à représenter le Beau, peinture qui a du faire scandale au Salon.
mardi, novembre 17 2009
Luis Miranda
Par mcarretie le mardi, novembre 17 2009, 17:20
« Les computeurs utilisent les hommes pour se reproduire, au besoin en exhibant des leurres qui éveillent le désir. » Luis Miranda
Nous partons de la base des sites de rencontres: nous connaissons tous l'image de la personne scotchée à son ordinateur en regardant le profil des mecs et nanas qui se décrivent: « brune, 1m60, yeux marrons, aime sortir avec les amis au cinéma, sympathique... » (Mme tout-le-monde); la liste de fille, femmes, garçons et hommes d'âge avancé est inépuisable.
Que se passe-t-il en ce moment? Il y a quelques années encore on n'avait pas besoin de machines pour trouver un partenaire. Paradoxalement, aujourd'hui nous pouvons être en communication avec une infinité d'individus mais pas ne trouver ce « quelqu'un ». Nous sommes entourés de monde, partout, dans la rue, les supermarchés, les cinémas etc. Or c'est quand on est le plus entouré que l'on se sent le plus seul.
C'est drôle... nous avons besoin d'internet pour rencontrer notre moitié, pour ne pas être seul (pourquoi autant de peur envers la solitude??) , et inconsciemment pour nous reproduire, bien sûr. Mais, en fin de compte, il faudrait se demander si ces machines ne se reproduisent pas à notre insu! Plus nous devenons dépendant, plus nous devons en fabriquer. Fabriquer, voilà ce que je pense réellement parce que sincèrement, je n'y crois pas au monde dans un futur dominé par des ordinateurs écran plat. C'est séduisant comme idée, on aime bien flipper nous, les êtres humains, penser à la fin du monde, aux extraterrestres,nous avons peur d'être dominé...
Mais finalement, ces computeurs-cardinaux nous dominent pas-t-ils d'une certaine façon? Là j'ai bel et bien besoin de lui pour créer ce billet, ces écrans plats deviennent envahissants, diffusant des octets partout, contenant une information inimaginable. Nous sont-ils vitaux? Quand je vois les jeunes jouant sans repos à des jeux dans une solitude qui est, nous ne devons l'oublier, totale, on se pose la question. Si on leur en sépare, alors c'est là, et seulement là qu'ils s'ennuient, qu'ils se sentent seuls. Ceci est d'autant plus flagrant quand on chatte. Les personnes timides se délivrent, se mettent à nu. Et ce n'est pas seulement eux qui se mettent à nu, mais imaginez un peu les non timides, alors là, tout le monde se met à poil, les gens fantasment dans leurs petites chambres vides. Non, il n'y a personne avec eux, ils ne peuvent toucher la vrai chair, sentir une belle odeur, ils sont hypnotisés par des pixels. Fantasmer sur une association de pixels. El c'est à ce moment là que nous, blastophages allons polliniser la fleur de notre ordinateur-figue qui nous séduit par cette harmonie RVB.
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